Belcodene : Histoire : Le Moyen Age.



948

L'empereur germanique Conrad, nouveau suzerain de Provence, installa trois comtes sur ses terres, un à Apt, un en Avignon et un à Arles. Puis, en dessous d'eux, Conrad installa deux vicomtes pour les seconder, Nivion à Cavaillon et Arlulfe à Marseille. Arlulfe est à l'origine de la dynastie vicomtale de Marseille . En 950, Conrad donne à Arnulfe la seigneurie du "Val de Trets" dans laquelle se trouve, très probablement, Belcodène..

[Voir le texte de cette donation dans le Cartulaire de Saint-Victor dans la partie Encyclopédique.]

1008

Aicard, fils d'Arnulfe, dispose de sa part en faveur de l'abbaye de Montmajour.

[Voir le texte de cette donation dans le Cartulaire de Saint-Victor dans la partie Encyclopédique.]

1037 et 1057

Un seigneur, qui porte le nom d'Aymard de Belcodène, figure comme témoin dans trois chartes de 1037, et 1057, relatives à des donations à Saint-Victor, de terres et de la juridiction de Saint-Julien, près de Fréjus.

(Cartulaire de Saint-Victor, n° 544, 545, 1074.)

entre 1044 et 1093

C'est sans doute entre 1044 et 1093 que fut construit le château de Belcodène sur la colline du Castellas.
En effet, en 1010 Billilde, femme de Guillaume Ier, déclare donner à Saint-Victor (charte 135) un quart des droits qu'elle possède sur Belcodène et "sur le château si l'on en construit un" ("castro de Bulchodenes totum quod ibi habere debeo").
Dans les chartes de 1020,1040 et 1044, Belcodène ets qualifié de "villa", c'est à dire un lieu sans ouvrage de défense.
Ce n'est qu'en 1093 que Belcodène est qualifié de "castrum" dans un document ou Pons Maunier, fils de Guillaume III le jeune, vicomte de Marseille, cède ses biens et ses droits sur le château à Saint Victor.

(Cartulaire de Saint Victor n° 138)

1156

En 1156, l'abbé de saint-Victor, Guillaume, surnommé Pierre, rétrocède à Hugues Geoffroy II, vicomte de Marseille, seigneur de Trets, fils de Raymond Geoffroy, une grande partie de Belcodène.

(Cartulaire de Saint Victor n° 702)

..et diminam partem de Bulcodenis Raimundi Gaufridi, filiis donarent.

1170

A la mort de Hugues Geoffroy II, c'est son fils Raymond Geoffroy II, surnommé Baral, sui reçoit Belcodène dans l'héritage de son père. Marié à Marquise Ixmille, il le transmit, par leur premier fils, Burgondion Ier, à une branche qui porta les noms de Puyloubier ou de Roquefeuil.

1255

Au milieu du XIIIème siècle, une polémique va naître entre Philippe, archevêque d'Aix et Benoît évêque de Marseille, conçernant les limites de leurs diocèses respectifs, et l'appartenances des églises de la vallée de Trets.
En 1255, le pape Alexandre IV demande l'arbitrage de plusieurs éclésiastiques, à la suite duqiel un accord est trouvé.
Les limites entre les deux diocèses, sont fixées comme suit :

"... et de la Pinede jusqu'au Rabacenas et de là selon qu'on va aux Bulcodinas et du château de Bulcodens jusqu'aux plans de l'Homme-Mort et en suivant l'eau vers le nord et vers le sud sur le vallon qui sépare les territoires du château de Bulcoduns et de Puy noir, vallon qui est nommé vallon de l'Homme-Mort, et selon qu'on suit depuis les dits plans vers la olline de Luba et de cette dite colline jusqu'à pied du vallon de Valveine..."

En ce qui concerne les églises, Fuveau est rattaché à Aix, Gréasque à Marseille, quand à Belcodène, situé sur la limite diocésaine, il appartiendra alternativement à l'un et l'autre des diocèses :

"Eclesias vero Sancti Petri et Sancti Jacobi de Bulcodinis et castrum ipsum esse et fuisse antiquum limitem declaramus et nune constituimus inter dyoceses memoratas, ordinantes ut rectores et sacerdotes ipsarum ecclesiarum de Bulcodinis pro synodo ad Aquensem et Massiliensem ecclesias, alternatis annis, veniant pro ipsis eclesiis responsuri..."

"Les églises de Saint-Pierre et de Saint-Jacques de Bulcodinis et leur bourg, qui furent d'ancienneté la limite entre les deux diocèses, dépendront alternativement, une année sur deux, de l'un puis de l'autre diocèse "

1349

Le 15 Novembre 1349, 17 manants et habitants de Belcodène font reconnaissance en faveur de Bertrand de Roquefort, prieur de Saint Savournin, agissant au nom du chevalier Béranger de Roquefort, son frére, et de Pierre de Roquefort, tous trois co-seigneurs de Mimet, pour diverses terres et habitations.

[Voir le texte d'une reconnaissance dans la partie Encyclopédique.]

19 février 1379

Dans un procès-verbal du conseil municipal d'aix daté du 19 février 1379, on note des poursuites dirigées par les gens de Belcodène contre un berger d'Aix qui y avait fait paître ses troupeaux sans payer de redevance.

(Archives communales d'Aix en provence, F° 151)

1385

Isoard de Roquefeuil, seigneur de Puyloubier, prête hommage à la reine Maire, mère et tutrice de Louis II pour les trois quarts du château et du fief.

(Archives départementales des B.-du-Rh. B 767)

1410

Catherine de Roquefeuil, soeur et héritière de Jacques de Roquefeuil, seigneur de Belcodène, prête hommage à Louis II pour le château et le fief.

(Archives des B.-du-Rh. B 767)

9 août 1446

Arrentement de tous les revenus, dimes, oblations, et autres émoluments en faveur du noble Joanni de Bonassioo de Pertuis par Franciscus Boety, prieur du prieuré Saint Pierre de Belcodène (Santy Petri de Becodenis), pour un an au prix de 12 florins.
"Le paiement a été fait par le différence de valeur d'un échange de deux chevaux : l'un de poil bayard donné au prieur par le dit Jean, l'autre de poil gris donné par le prieur au dit Jean."

11 août 1447

Même arentement que ci-dessus, entre les mêmes personnes, pour deux années au prix de 9 florins par an.

20 octobre 1480

Dénombrement par Gaucher de Sabran-Forcalquier de ses terres de Belcodène

(Archives départementales des B.-du-Rh. B 18 (Aquila), F° 223)

1er Mai 1515

Reconnaissance d'un particulier en faveur de Gaucher de Brancas, seigneur de Belcodène.

..recognavit nobili et generose viro gaucherio de brancasiis, baroni et domino castri de sezarista aptentis et castri de belcodenis aquensis diocesis praesenti et pro se et suis heredibus et in dicto castri de belcodenis successoribus quibuscumque et possidere ac tenere et possidere velle in emphiteosim perpetuam sub ipsius domini de bolcodenis majori directo dominio et seignoria...


© Max Derouen