Belcodene : Encyclopédie communale : Les De Cabre.


La famille de Cabre est originaire d'Aubagne.


Les Armoiries des De Cabre :
"de gueules à la chèvre saillante d'argent surmontée d'une fleur de lys d'or".

Il semble qu'elle entra dans l'histoire de Belcodène par le mariage, à Auriol en 1745, de Jean Baptiste de Cabre avec Anne Geneviève Bonne d'Agoult, fille d'Anne Fortia de Pilles, marquise d'Olières et, à cette époque, dame de Belcodène. C'est à la mort de cette dernière, en avril 1767, que Jean Baptiste de Cabre devint seigneur de Belcodène et marquis par la même occasion. Il est cité comme tel lors de la délibération du conseil de Belcodène du 1er Mai 1768.
Jean Baptiste de Cabre-Roquevaire né en 1703, fut chevalier et président à mortier au parlement. Il meurt à la Pomme, le 24 novembre 1774 à l'âge de 71 ans.
C'est son fils François-Marie-Jean-Baptiste qui lui succède en tant que seigneur de Belcodène. Né en 1746, il épousera Anne-Reine-Nicole Le Camus, fille du seigneur de Peypin, vers 1768. Il fut chevalier, conseiller du roi en son conseil en 1768, président à mortier en la cour du parlement de Provence en 1776, et co-seigneur de Fuveau.

François Marie Jean Baptiste
De Cabre.

Il fit construire à Aix-en-Provence, au 42 de la rue Victor Leydet, un hôtel désigné sous le nom d'hôtel de Cabre mais sur lequel une plaque porte aujourd'hui la mention " Hôtel de Belcodène ".

L'hôtel de Belcodène, à Aix-en-Provence.

En 1783 sa fortune est estimée à 15 535 livres. Le 7 septembre 1790, l'assemblée Constituante décide la suppression des Parlements. De Cabre présidait la dernière audience de cette chambre, tenue le 27 septembre 1790, où le malheureux avocat Pascalis prononça ce fameux discours d'adieu au parlement qui, deux mois et demi plus tard, lui coûta la vie. En cette même année 1790, il épouse en seconde noce Marie-Anne Massel. En 1791 l'administration du District mit aux enchères deux terres confisquées aux religieux qui furent adjugés, sans concurrence, à François-Toussaint Jean, pour le compte du Président de Cabre. Le 14 mai, il achète la terre dite " des Prés " pour 357 livres, et le 1er juillet, la Grande Terre pour 1625 livres. Mais le régime se durcit, et De Cabre, est obligé, comme beaucoup de nobles à cette époque d'émigrer. En 1793 il est à Lyon, il sera en septembre décrété d'arrestation, et en décembre porté émigré. Il est un moment emprisonné à Lyon (23 février 1794) puis le 2 juillet 1795 obtient un certificat de résidence . Il s'éteindra le 3 mars 1799, quai de la Baleine, à Lyon " dans l'obscurité et la plus grande misère ". Ce fut le dernier seigneur de Belcodène.
Son fils Jean Baptiste Charles Auguste est né le 19 janvier 1772, mais c'est sa veuve, Marie-Anne Massel, qui rentra en possession de ses biens en 1809 puisqu'elle agissait alors comme tutrice de ses enfants mineurs. Le partage de la succession fut fait en 1812, et c'est Jean-Baptiste qui reçut Belcodène, ce qui ne représentait pas moins de 300 hectares de superficie. Les Hôtels de Marseille et d'Aix-en-Provence furent vendus à cette occasion. Il les gardera jusqu'en 1847. Il fut le dernier mâle de sa race.

[Voir le certificat de résidence du "citoyen Cabre" .]


© Max Derouen